Archives pour la catégorie Effondrements d’immeubles au Sénégal

Effondrement d’immeuble au sénégal

 Ce qu’il faut éviter !!!

Par Ndiack | 08/03/2013 | 14:49:26

 

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Dakar le 08 mars 2013 © koaci.com- L’effondrement d’un immeuble R+4 en construction dans le quartier Ouakam (appelé aussi village traditionnel lébou de Ouakam)  fait, vendredi en fin d’après-midi à Dakar, un mort et plusieurs personnes portées disparues.

L’ouvrier tué, Moussa Guèye, est le fils du chef du chantier. Des sources officielles soulignent qu’on lui avait autorisé à construire un R+2, mais il en a ajouté deux autres étages qui étaient.

«C’est pourquoi, il faut que les gens respectent les autorisations de construction. Il ne sert à rien de délivrer des autorisations de construction si on ne respecte pas les normes qu’elles édictent», a dit Khoudia MBAYE, ministre de l’urbanisme et de l’habitat sur le site de l’accident.

Le bilan peut s’alourdir d’autant plus qu’au début de l’accident, certains, des 20 employés sous les décombres que peinent jusque-là à dégager les sapeurs-pompiers, la police et l’armée, communiquaient avec l’extérieur par téléphone. Mais actuellement, ils ne donnent plus un signe de vie.

Cet incident vient raviver le débat sur les normes de construction au Sénégal où les effondrements sont fréquents, notamment à Dakar. Le tout dans un contexte marqué par la mort de 15 enfants dans un incendie d’une école coranique dans la nuit de dimanche à lundi à la Médina, non loin du centre-ville de Dakar.

Lors du conseil des ministres d’hier, le président Macky Sall est revenu sur la gouvernance de la Sécurité Civile dans notre pays, et a ainsi exigé une gestion responsable de l’urbanisme et de l’habitat, de même qu’un ancrage plus fort de la culture citoyenne et de la discipline nationale.

Le chef de l’Etat a, en outre, requis un recensement exhaustif et sans complaisance de tous les sites, lieux et ouvrages présentant des risques qu’ils soient en milieux urbain, périurbain et rural et, le cas échéant, de mettre en place un mécanisme opérationnel d’alerte et de veille continus sur tous les points névralgiques en matière de sécurité civile.

En attendant que lui soit transmis le rapport d’audit sur les zones à risque, avant fin avril 2013, le Chef de l’Etat a instruit le Premier Ministre de dérouler les actions immédiates appropriées, notamment l’application stricte des dispositions du code de l’urbanisme et du code de la construction.

C’est dans le même esprit qu’il a demandé à ce que soit élaboré et mis en œuvre un plan national quinquennal de restructuration et de rénovation urbaine.

De surcroît, le Président de la République a invité le gouvernement à accélérer la dynamique de développement territorial qui devra accompagner l’émergence de nouveaux pôles urbains et périurbains, mais aussi la modernisation de l’espace rural, avec une promotion marquée de la composante création de richesses nationales.

Ndiack FAYE

 

Effondrement de l’immeuble de Ouakam : L’entrepreneur condamné à 2 mois ferme

 

L’entrepreneur de l’immeuble qui s’est effondré le 8 mars dernier à Ouakam a été jugé hier. Il a été condamné à 6 mois dont 2 ferme.

L’entrepreneur Ndia Guèye, qui supervisait les travaux de l’immeuble qui s’est effondré à Ouakam entraînant la mort de deux personnes, a comparu hier devant le Tribunal des flagrants délits de Dakar. Il répondait des délits de blessures involontaires, homicide, complicité d’autorisation de construire. Ndia Guèye qui a perdu son propre fils Moussa Guèye et son neveu Assane Camara est loin d’être au bout de ses peines. En plus de ce malheur qui l’étreigne encore, il a été déclaré coupable et condamné à 6 mois dont 2 ferme. Le prévenu construisait un immeuble à deux étages pour le commerçant Mohamet Athie. Mais au mois de novembre dernier, le propriétaire du bâtiment lui a demandé de continuer les travaux pour en faire un immeuble avec 4 étages.

Il lui a dit avec assurance, précise Ndia Guèye, qu’il a fait la demande d’autorisation allant en ce sens et qu’il attendait incessamment l’arrêté. Se pliant à cette volonté du commerçant, l’entrepreneur Ndia Guèye a poursuivi les travaux avec les ouvriers qu’il avait engagés. Mais, malheureusement, le 8 mars dernier, l’immeuble s’est effondré causant la mort de Moussa Guèye et de Assane Camara.

Devant la barre l’entrepreneur, qui a manifesté son regret d’avoir accepté de poursuivre les travaux sans exiger l’autorisation, a reconnu les faits. Mais il a aussi tenu à préciser qu’il a fait les chaînages en utilisant des fers de type 12. Il a toujours, poursuit-il, procédé de la sorte sans avoir de problèmes. Des explications et des regrets qui n’ont pas convaincu le Parquet. Pour le maître des poursuites, la responsabilité pénale du prévenu est avérée et ne souffre d’aucune contestation.

Le Parquet, qui reproche à Ndia Guèye de ne pas faire d’étude de sol avant d’entamer les travaux, a requis 2 ans dont 6 mois ferme contre lui. Les blessés Lamine Ngom et Ibrahima Baldé ne s’étaient pas constitués partie civile, car ils trouvent que l’entrepreneur avait respecté les normes. Les avocats de la défense ont plaidé la clémence. Mais Me Assane Dioma Ndiaye et ses confrères ont saisi cette opportunité pour dénoncer le fait que les Sénégalais ne s’attachent pas des services des architectes quand ils construisent. Ils ont aussi déploré le défaut de contrôles des agents techniques de la mairie.

le Quotidien  Mercredi 27 Mars 2013 – 13:23

 

 

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Construction & faits-divers au Sénégal

Par Youssouf SANE | Le populaire |  Mercredi 28 septembre, 2011

De tous les risques de catastrophes au Sénégal aujourd’hui, les effondrements dominent. C’est ce qu’a fait savoir le capitaine Canar Diop, qui listait hier les dangers auxquels les Sénégalais sont exposés au quotidien. «Il y a les risques naturels comme les inondations, l’érosion côtière, il y a les risques technologiques comme le transport des matières dangereuses, les risques chimiques, les risques industriels. Il y a aussi les risques bâtimentaires. Présentement on vit beaucoup plus le risque bâtimentaire c’est-à-dire les effondrements d’immeubles. Grosso modo, ce sont les trois grands risques que nous vivons au Sénégal», a expliqué M. Diop hier. Il souhaite que le Code de la construction, qui vient d’être voté, parvienne «à diminuer sensiblement les risques d’effondrement». 

14 cas d’effondrement recensés à Dakar ces deux derniers mois, avec une moyenne de 5 par mois 

Et ces 60 derniers jours à Dakar, c’est 14 cas d’effondrement qui ont été dénombrés par les éléments de la protection civile. Avec une moyenne annuelle de 5 par mois. Ce qui lui fait dire que ces derniers temps, «il y a une recrudescence. La Direction de la protection civile reçoit en moyenne 6 plaintes par semaine, pour des bâtiments qui menacent de s’effondrer». Et la vétusté de certains bâtiments, l’inobservance des normes de construction, combinées à la pluie, ont fait que le phénomène va crescendo. «Au Sénégal, il y a un rush vers le bâtiment, et ce n’est pas toujours des professionnels du secteur qu’on utilise pour la construction.

On prend des tâcherons c’est pourquoi nous vivons régulièrement des effondrements», regrette-t-il.

source: Seneweb.com

Une dalle de terrasse s’est effondrée hier, au quartier Wakhinane 4 de Guédiawaye, causant la mort d’un bébé de six mois et blessant plusieurs personnes. L’accident s’est produit au domicile d’un conférencier religieux, Oustaz Aliou Sall, qui recevait dans son salon des proches venus le remercier pour sa prestation lors d’une conférence, rapporte le journal Walf Grand Place. L’exégète ne souffre d’aucune blessure, mais un bébé de six mois a été trouvé sans vie dans les décombres. Vingt-neuf autres blessés ont été secourus par les sapeurs pompiers et répartis entre l’hôpital de Pikine et le centre de santé Roi Baudouin de Guédiawaye. Ils souffrent de fractures et de traumatismes. La police de Guédiawaye a ouvert une enquête.

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Les effondrements de bâtiments sont en passe de devenir monnaie courante à Dakar.

Ils sont très souvent à l’origine d’énormes pertes en matériel et en vies humaines. C’est ainsi qu’il est urgent de mettre en place un cadre approprié pour le contrôle des constructions. Le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat, de l’Hydraulique, de l’Hygiène publique et de l’assainissement a, à cet effet, initié une journée de réflexion pour la création d’une inspection générale des bâtiments.

Au cours de la rencontre le représentant du ministre de l’urbanisme et secrétaire général du ministère, Modou Sall a indiqué qu’un code de la construction a été élaboré et que le projet de loi y afférent sera examiné ce mardi 3 février en commission technique et en plénière. Son adoption aura lieu éventuellement le vendredi 6 février selon lui.

De l’avis du directeur de la construction, Mamadou Diagne, «l’indiscipline» est en partie à l’origine des catastrophes. «Il y a certains qui construisent la nuit et d’autres le week-end et les matériaux de construction utilisés ne sont pas souvent adéquats» a-t-il soutenu.

Le membre de l’ordre des architectes Thiao Kandji a, pour sa part, plaidé pour l’étude de sol avant toute construction. Selon l’architecte, cette étape très essentielle est très souvent négligée car poursuit-il «les conditions pour la construction d’un bâtiment sont bien posées mais elles ne sont pas bien appliquées au Sénégal contrairement aux autres pays comme la Gambie».

Le chef de service régional de l’urbanisme de Dakar, Ablaye Diagne évoquant des statistiques a fait savoir qu’en 2007, 1920 demandes de construction ont été formulées et 1277 ont été délivrées. Tandis qu’en 2008, sur 1689 demandes 802 ont été délivrées. Il a aussi précisé qu’il y a des personnes qui commencent la construction juste après délivrance d’un récépissé. C’est, à cet effet, qu’il a demandé le renforcement des moyens de contrôle, mais aussi l’informatisation du service pour pouvoir délivrer les autorisations de construction à temps.

Ainsi, au terme de la journée d’étude des propositions plus concrètes vont être faites aux autorités pour la création d’une inspection générale des bâtiments.

Awa DIEDHIOU Presse Afrik.com

Effondrement d’un bâtiment en chantier: 17 ouvriers admis au urgences à Ziguinchor

Vendredi, 03 septembre 2010, 19:4

Au quartier Niéfoulène de Ziguinchor, les voisins d’une maison à étages ont eu la stupeur de leur vie. L’édifice s’est s’effondré tel un château de cartes.

Dix-sept ouvriers plus le propriétaire de la maison ont été victimes de l’accident. Mais plus de peur que de mal, car ils ont juste été blessés et évacués aux urgences à l’hôpital régional de Ziguinchor.

Un immeuble en construction s’effondré sur dix-huit personnes hier au quartier Niéfoulène de Ziguinchor. C’est vers 11 heures que l’incident s’est produit, alors que 23 ouvriers s’affairaient sur la terrasse à couler la dalle. Le propriétaire de la maison, un certain Marcelin Coly, qui y loge avec sa famille, était en haut pour superviser les travaux des ouvriers. Les 17 ouvriers victimes et le propriétaire de la maison ont tous été extirpés sous les décombres. Mais plus de peur que de mal, car ils ont été simplement blessés avant d’être admis aux urgences à l’hôpital régional de Ziguinchor. 
Cependant, selon les témoignages recueillis après l’effondrement tous les ingrédients étaient réunis

pour que l’immeuble s’effondre. «Le fer de diamètre 6 qui a été utilisé n’est pas adapté, sans compter l’épaisseur de la dalle», affirme un témoin. La maison, vieille d’une trentaine d’années n’est pas construite pour être développé en hauteur. Mieux aucune norme standard de construction n’a été respectée. Ce qui constituait d’ailleurs un danger pour les occupants. 
Le spectacle est ahurissant. Les voisins estiment également qu’il y a toujours un danger qui plane sur leur tête, puisqu’il reste encore plusieurs pans craquelés de la terrasse qui ne vont pas tarder à s’effondrer. L’état de ce bâtiment qui était annoncé pour accueillir une école privée lors de la rentrée prochaine est même décrié par les autorités dont le préfet, venu s’enquérir de la situation. Aujourd’hui, il reste à circonscrire le danger puisque le reste du bâtiment menace toujours de s’effondrer.

Boubacar SOW  Source Walf Grand Place

Effondrement du centre commercial de Mbour en 2010

Soumis par Ajax le mer, 23/02/2011 – 17:20

Incompétence & Traditions

Au Sénégal, tout le monde (oui d’accord… presque tout le monde) croit qu’il est bon maçon, bon menuisier métallique, bon électricien et en fait, c’est le royaume de la négligence, de l’incompétence et de l’improvisation.

Chacun fait sa maison comme bon lui semble, à l’économie extrême, avec peu de ciment et beaucoup de sable, avec des fers de petite dimension, etc.

Résultat, les bâtiments sont implantés en dépit du bon sens, ne ressemblent à rien et surtout, ils sont dangereux.

Les journaux rapportent souvent des effondrements de balcon, des toits qui s’effondrent ou tout simplement, des maisons qui « fondent » comme du sucre avec les pluies abondantes. L’autorisation de construire sera donc obligatoire.

Mais vous savez déjà ce qui va se passer : les lois sont comme du papier cul au Sénégal.

Chacun continuera comme avant car il n’y aura pas de contrôle ou bien il y aura des arrangements entre amis.

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EFFONDREMENT FREQUENT D’IMMEUBLES AU SENEGAL:

Le ministre de l’Urbanisme s’interroge sur le référentiel de la construction

Qu’est-ce qui fait que les immeubles s’effondrent aussi vite au Sénégal ? Ce sont les causes fondamentales de ce phénomène qui commence à être récurrent à Dakar, qui sont au cœur de la réflexion du ministre d’Etat, ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, de la Construction et de l’Hydraulique, Oumar Sarr, ainsi qu’il s’en est ouvert aux entrepreneurs lors des travaux de l’édition 2009 des Assises du Conseil National du Patronat (CNP) qui ont pris fin le samedi 05 décembre 2009.

Mosquée de Yoff. Pourquoi les constructions s’effondrent-elles?

Soumis par Ajax le ven, 22/08/2008 – 09:03.

Faits divers/foncier/laxisme/incompétence

Une mosquée s’est effondrée sur les fidèles à Dakar faisant neuf morts et huit blessés (lire). Cet accident est très banal au Sénégal où des toits-terrasse, des balcons, des maisons s’effondrent fréquemment. Un lycée en construction s’est même effondré sous l’effet des pluies continues à Kaolak en 2006.

Dans l’article ci-dessous, un ancien ministre cherche les responsabilités. Il en oublie une de taille: la très mauvaise qualité des constructions. Au Sénégal, les parpaings qu’on appelle « briques » ne contiennent pas assez de ciment et sont friables comme du sucre. Chaque sénégalais prétend qu’il est maçon, mais pour eux, être maçon, c’est mettre des briques les unes sur les autres. Les prétendus maçons ne connaissent pas les règles élémentaires de construction, n’utilisent pas les outils indispensables comme le fil à plomb, ne font presque pas de fondations, montent un mur approximatif puis le casse pour créer des ouvertures, mettent le minimum de ferraillage par économie, etc.

Dakar Plateau- Effondrement d’un Balcon. Bilan: 5 blessés graves

Publié le 3 juin 2012 par Ababacar 

SENENEWS.COM

Samedi après-midi à la rue Fleurus (centre-ville) a fait t5 blessés, dont un grave, selon des témoins trouvés sur place.

Les 5 victimes ont été évacuées par les sapeurs-pompiers dans un hôpital du centre-ville, ont- ils indiqué sans plus de précision. L’endroit était très fréquenté à cette heure.

L’accident a causé la dégradation de ventilateurs et des étals de marchandises écrasés par la des morceaux de la dalle.

L’effondrement du balcon de l’immeuble, habité principalement par des commerçants d’origine libanaise, a pris de court tout le monde, selon les témoins.

« Tout le monde a été surpris et apeuré par l’intensité du bruit qui a accompagné la chute du balcon », témoigne Baye Diongue, vendeur de tee-shirt sur la même rue.

Cet accident vient s’ajouter à la liste macabre des tués par effondrement de bâtiments. Ce qui pose encore une fois de plus le débat éternel sur la qualité des constructions des maisons. Un fléau que l’ordre des architectes doit définitivement réglé pour sauver leur réputation.

Beaucoup d’édifices, surtout en banlieue dakaroise montrent des signes d’écroulement imminent et personne n’anticipe sur ces dangers potentiels. On veut certainement ajouter à la liste de nouveaux décès.

Les constructions sénégalaises sont plutôt des bricolages amateurs réalisés en dépit du bon sens, avec le fameux laxisme ambiant, le « ça-ira-bien-comme-ça inch Allah ». Quand aux contrôles de l’administration… vous savez bien comment ça se passe. Et on voit ici (hélas) le résultat.

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La Gazette: Quand dalles, balcons et murs tombent sur Dakar ! Ceci pourrait être le titre d’un film à suspens sur les effondrements d’immeubles, dans la capitale sénégalaise où la fin de la saison des pluies rime avec effondrement.

Septembre et octobre enregistrent souvent des records d’écroulements de toits, d’immeubles et balcons. 

Rien qu’en ce début d’octobre, deux catastrophes ont secoué la ville de Dakar .

D’où vient le mal ? A qui la faute ? Où se trouve la solution ? La Gazette mène l’enquête !

 

17/02/2014

Encore un drame de l’inconscience et de l’incompétence. Incompétence des ingénieurs et constructeurs de l’immeuble et inconscience de la victime de cet effondrement qui dormait dans le chantier interdit au public.

« KEUR SERIGNE BI » : Un pan d’immeuble s’effondre et tue un septuagénaire

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Un homme  âgé de plus de soixante-dix ans a été tué hier dans l’effondrement d’un pan d’un immeuble de six étages à «Keur Sergine bi», au centre ville de Dakar. Le corps sans vie de la victime a été évacué par des éléments de la brigade nationale des sapeurs-pompiers.Certainement en prenant son bain matinal hier, Abdoulaye Diop ne savait pas qu’il  avait pris rendez-vous avec la grande faucheuse.

Ce septuagénaire, marchand ambulant de son état, a été victime de l’effondrement du  pan d’un immeuble de six étages  à Keur Serigne bi, sur l’Avenue Blaise Diagne, en centre ville. L’incident, d’après certains témoins, s’est produit vers  les coups de 9 heures du matin, au moment où le vieil homme sortait des toilettes. Avertis, les éléments de la brigade nationale des sapeurs-pompiers ont sorti des décombres le corps sans vie de la victime.

Sur place, après 11 heures, la maison mortuaire continuait d’accueillir un flux de visiteurs venus s’enquérir de la situation. Une tristesse palpable se lisait sur les visages des riverains composés pour la plupart de marchands. A l’intérieur du local, la destruction de la toiture faite en zinc  témoigne de la violence de cette tragédie. « Depuis hier (samedi), nous avons constaté que le mur de l’immeuble  a commencé à vaciller. Ce faisant, nous avons pris le soin d’avertir les locataires, mais tous n’étaient pas présents », a expliqué Cheikh Diop qui partage la même demeure avec la victime.

Le bâtiment  en question est contigu à des habitations et des abris de fortune.  À l’entrée pourtant, il y est bien écrit en gros caractère : « Accès interdit ! Danger ».  Une situation qui ne semble guère ébranler les voisins qui bravent l’interdit. Cela, en dépit de l’évacuation  et de la délimitation de cet édifice. Trouvé sur  les lieux du drame, Ousmane Diop, inspecteur général des bâtiments au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme,  a informé que l’immeuble a fait l’objet  d’une évacuation depuis deux ans du fait de son état de délabrement avancé. Par ailleurs, il a souligné l’urgence de procéder à sa démolition au vu des risques d’accidents auxquelles les populations environnantes et les passants sont exposés.

En attendant, très affectés, les riverains craignent le pire avec l’effondrement imminent de l’immeuble.  «Je n’ai pas fermé l’œil la nuit dernière et  depuis ce matin, je n’ose pas entrer dans ma chambre.  Je suis d’autant plus préoccupée que je vis avec mes petits-fils »,  confie Ngoné Seck, qui pour le moment, en dépit de la présence du danger, n’envisage pas de plier bagage.

 

Ibrahima BA

 

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