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CORSAIR fait baisser le prix des vols Paris/Dakar

Pascal DE IZAGUIRRE, président-directeur général de Corsair :

« L’arrivée de la compagnie aérienne au Sénégal a fait baisser les prix du billet Paris-Dakar »

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Le président-directeur général de Corsair, Pascal de Izaguirre, tire un bilan très satisfaisant de l’arrivée de cette compagnie de transport aérien dans le ciel sénégalais. « Grâce à nous, l’aéroport de Dakar a vu son chiffre d’affaires augmenter considérablement. Nous avons calculé, cette année, neuf millions d’euros de recettes supplémentaires sous forme de taxes. L’arrivée de Corsair est une opération totalement gagnante pour le Sénégal », estime-t-il.

Quel jugement faites-vous de l’arrivée de Corsair au Sénégal ?

«L’arrivée de Corsair a eu plusieurs effets positifs, il y a d’abord la chute des prix du billet, on s’aperçoit que cette baisse sur la ligne Paris-Dakar, à partir de la France, a été de 26 % depuis le début de l’année 2013. Nous nous réjouissons de voir les tarifs de la concurrence comme Air France baisser. C’est un impact très positif. Nous avons, en plus, boosté et développé considérablement le trafic, le nombre de billets Paris-Dakar vendus en France en 2013 est en croissance de 39 % par rapport à 2012. Cela veut dire que nous avons ajouté des vols, de la capacité. Air France en a fait de même. Nous nous apercevons qu’aujourd’hui, la plupart des passagers de la ligne Paris-Dakar, voyagent en vols directs grâce à nous. Auparavant, 52 % des passagers Paris-Dakar passaient par une escale intermédiaire, dans un pays d’Afrique du Nord, en Espagne, en Belgique, etc. Maintenant, on s’aperçoit que 82 % des clients voyagent par des vols directs. A côté de ces éléments positifs (baisse des tarifs, explosion du trafic, amélioration de la qualité du service par la multiplication des vols, nous avons mis des avions les plus neufs car les deux Airbus A330-300 ont été livrés en novembre 2012 et janvier 2013), viennent s’ajouter les effets très positifs pour l’économie sénégalaise. En plus, nous avons créé des emplois, nous ouvrons une agence, nous donnons du travail à des sociétés de handling, etc. Grâce à nous, les agences de voyage ont plus d’activités, plus de billets à vendre. C’est très profitable pour Sénégal airlines, il est certain que Corsair est d’un soutien substantiel à cette compagnie. Cette explosion de trafic s’est traduite par des recettes supplémentaires. Grâce à nous, l’aéroport de Dakar a vu son chiffre d’affaires augmenter considérablement. Un élément capital pour l’état sénégalais, nous avons calculé, cette année, neuf millions d’euros de recettes supplémentaires sous forme de taxes. Nous avons beaucoup d’éléments de coopération avec l’Union patronale des mareyeurs exportateurs du Sénégal (Upames). Nous exportons les productions de la pêche, les fruits et légumes pour l’économie du Sénégal. L’arrivée de Corsair est donc une opération totalement gagnante pour le Sénégal. Nous allons augmenter notre fréquence de vols et notre capacité au fret à partir de début octobre. Nous continuons d’avoir besoin du soutien des autorités sénégalaises pour nous permettre de poursuivre notre développement.»

Qu’est-ce qui fait la force de Corsair qui a réussi à casser les prix ?

«Nous avons énormément de témoignages de reconnaissance de la Diaspora sénégalaise. Nous captons l’essentiel du trafic de cette Diaspora en France, grâce à nous, ces Sénégalais, ils ne cessent de le dire, voyagent à des conditions enfin abordables pour rentrer au pays voir la famille, les amis. Nous favorisons également le pèlerinage, nous avons transporté les pèlerins musulmans sénégalais. Ils nous ont remercié, disant qu’avant, le pèlerinage n’était pas abordable. Nous changeons la vie des Sénégalais au quotidien. Nous sommes une petite compagnie, une petite équipe, mais nous sommes très motivés, très réactifs, très souples, très agiles, très flexibles. Nous sommes tournés vers l’efficacité, nous sommes pragmatiques et proches du terrain, nous sommes à l’écoute des Sénégalais et des besoins de la clientèle. C’est cela qui fait notre secret. Je voudrais saluer aussi la qualité de l’équipe, je souligne l’excellent travail fait par Ibra Birane Wane (directeur représentations Afrique, agence générale de vente Gsa Afrique) ici au Sénégal, par les équipes sénégalaises et françaises. Nos équipes sont motivées, nous avons le désir de bien faire et d’être à l’écoute des besoins de la clientèle, de sa demande et la volonté de la satisfaire. J’ai voyagé à bord d’un vol Corsair, bien sûr, j’ai discuté avec l’équipage qui est très motivé. Le vol était presque plein, il restait quelques sièges vides. L’équipage est tourné vers la qualité du service. Nous sommes une petite compagnie qui a le désir et l’obligation de réussir. Nous sommes fiers de voir avec quel succès nous avons réussi notre implantation au Sénégal.»

Faites-nous le bilan chiffré de Corsair au Sénégal…

«Nous avons déjà un coefficient de remplissage qui est extrêmement élevé sur le Sénégal. Ce coefficient était de 87 à 88 % en fin septembre. C’est quand même un chiffre considérable. Nous avons constaté une explosion du trafic. A partir de décembre, nous avons commencé à augmenter les capacités, en passant à sept vols hebdomadaires à partir de février. Aussitôt, les avions ont été remplis avec des taux record. L’ouverture de cette nouvelle agence, la plus belle des agences de toutes les compagnies aériennes à Dakar, c’est aussi la marque de notre volonté de continuer à nous développer. A partir du mois d’octobre 2013, nous comptons augmenter la capacité. Notre objectif, c’est offrir le plus souvent possible dans l’année un vol direct quotidien. Nous avons réussi à capter une clientèle très diversifiée: les Sénégalais voulant se rendre en France, la Diaspora, le pèlerinage, les plus hautes autorités de l’Etat qui voyagent à bord de nos avions, les hommes d’affaires, les Pme, les grands groupes comme Bolloré, etc. Nous avons les touristes aussi. Corsair appartient au groupe Tui, premier groupe touristique mondial. Nous avons deux hôtels-clubs à Saly.»

Le Sénégal exige, aux étrangers, depuis le 1er juillet dernier, un visa d’entrée. Ne craignez-vous pas une baisse des arrivées de touristes ?

«Nous respectons les décisions souveraines des autorités sénégalaises. Mais, franchement, nous ne pensons pas que cette décision va dans le bon sens. Tous les opérateurs touristiques français ou étrangers se sont prononcés contre cette décision qui va à l’encontre du développement du tourisme. Il est certain aujourd’hui que le touriste a un choix de destination considérable. Cela (l’obligation de visa d’entrée) nuit à la compétitivité, à l’attractivité de la destination du Sénégal, d’autant plus que nous avons pu voir à l’aéroport tous les problèmes considérables qui se posent. Les gens qui arrivent sans visa ont des problèmes pour se faire délivrer leur visa de touriste, cela prend du temps. Il y a eu un courrier officiel du président de l’association des tours opérateurs français aux autorités sénégalaises, nous-mêmes, nous avons écrit, pour dire que ce n’est pas un élément favorable pour la promotion du tourisme au Sénégal.»

Etes-vous satisfait des efforts notés dans la modernisation de l’aéroport Léopold Sédar Senghor de Dakar ?

«Il y a eu de très grands efforts qui ont été faits par l’aéroport qui a consenti de très grands investissements faits par Ads (Aéroports du Sénégal) comme la réparation du tapis-bagages, la mise en service d’un autre, le réaménagement de l’espace en zone d’arrivée, l’augmentation de la capacité de la police de l’air et des frontières, la hausse des effectifs, etc. L’aéroport a fait ce qu’il fallait, il faut continuer à entretenir. La qualité d’un aéroport est très importante pour attirer les touristes et pour développer le trafic. Les responsables de l’aéroport ont pris le taureau par les cornes pour accueillir le trafic supplémentaire, depuis lors, la situation s’est améliorée.»

Y a-t-il des points à améliorer  à l’aéroport de Dakar ?

Ibra Birane Wane : « C’est l’espace d’accueil, quand il y a deux gros porteurs, se pose un problème d’encombrement. Le nombre de postes de police a augmenté, maintenant, il s’agit de fluidifier le mouvement. Les salles d’embarquement ont une capacité faible quand il y a deux à trois gros porteurs. Mais il y a un projet d’investissement pour augmenter les capacités de l’aéroport Léopold Sédar Senghor.»

Que pensez-vous de l’aéroport Blaise Diagne de Diass que le Sénégal va bientôt mettre en service ?

«Nous ne pouvons voir cela que de façon très positive. La qualité des infrastructures aéroportuaires est un élément clé pour l’attractivité d’une destination. Que l’on soit touriste ou homme d’affaires, on va dans un aéroport moderne, fonctionnel, où l’on ne perd pas trop de temps, où il y a de l’ordre dans les zones d’enregistrement et les salles d’embarquement, où l’on ne passe pas trop de temps pour les contrôles. En tant qu’opérateur, nous attendons avec beaucoup d’impatience la mise en service de cet aéroport. Il apportera un élément supplémentaire important en faveur du Sénégal.»

Comment se porte votre partenariat avec Sénégal airlines ?

«Le partenariat se porte bien. Nous avons un accord commercial avec Sénégal airlines, qui est très fructueux pour la compagnie sénégalaise. Nous voulons développer ce partenariat, il faut que Dakar joue le rôle de hub pour l’Afrique de l’Ouest. Du côté de Sénégal airlines, il y a beaucoup d’efforts à faire pour la mise en place de ce réseau de vols connectés qui seraient des vols d’accord ou des vols de correspondance. Nous pourrions également alimenter les vols de Sénégal airlines par les passagers qui embarquent à Paris et qui se rendent dans les autres capitales de la sous-région. La prochaine étape du partenariat serait de développer cette coopération encore plus étroite, plus complexe.»

Vous dites avoir poussé Air France à revoir à la baisse ses tarifs sur Dakar. Ne craignez-vous pas que cette compagnie gagne davantage en compétitivité grâce à ses nouveaux prix ?

«La compétitivité dépend des coûts. En matière de coûts, nous n’avons pas de craintes. Nous nous félicitons de voir que grâce à Corsair, Air France a baissé ses prix. C’est très bien, parce que cela développe le trafic et profite à tout le monde. De notre côté, nous sommes en faveur de la concurrence qui apporte toujours des éléments positifs au consommateur. C’est plus de vols, plus de choix, c’est une émulation de la qualité du service par un engagement du personnel. Nous sommes sereins par rapport à la concurrence. Tous les opérateurs économiques ou touristiques du Sénégal nous disent que l’arrivée de Corsair a été une bénédiction pour le pays et pour l’économie. Il y a une démocratisation des transports aériens, une augmentation des activités de redevance, de taxes, etc. qui créent des richesses pour le pays. De tous les avions qui desservent aujourd’hui le Sénégal, Corsair a la flotte la plus moderne. Nous avons mis nos deux derniers avions arrivés en novembre 2012 et en janvier 2013. Il n’y a pas une compagnie qui peut nous concurrencer sur l’aspect de la modernité de la flotte. Il y a la chaleur de l’accueil à bord.»

Etes-vous candidat au transport des pèlerins musulmans pour la Mecque ?

Non.

Sylvain Bosc, directeur général adjoint chargé des affaires commerciales de Corsair : Sénégal airlines est chargée des pèlerins sénégalais, Corsair n’a pas d’avions disponibles pour la période du pèlerinage.

Quelles sont vos perspectives concernant le Sénégal ?

«Pour Dakar, notre objectif, c’est augmenter nos capacités. A partir du 1er novembre, nous serons en 7/7, c’est-à-dire en sept vols directs par semaine. Nous montons en puissance avec des tarifs extrêmement compétitifs, c’est notre marque de fabrique, notre Adn.»

Propos recueillis par Malick CISS.

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