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Fouta Torro, Sénégal

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L’organisation du Fouta Torro à la veille de la conquête coloniale

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Depuis 1776, le Fuuta Tooro est un Etat théocratique ou almamyal. Situé de part et d’autre de la moyenne vallée du fleuve Sénégal entre la Mauritanie semi-désertique et les steppes du Ferlo, il s’allonge de Dagana à Ndiorol, Marigot qui le sépare du Gadiaga. Le Fuuta Tooro comprenait sept provinces : Dimar, Tooro, Halaybe, Laaw, Yirlaabé, Hebbiyabe, Bosséa, Nguenar et Damga. Ces unités territoriales ont fait partie intégrante de l’Etat théocratique fondé par Thierno Souleymane Baal de 1776 à la conquête coloniale complète intervenue en 1891. Chacune de ces unités territoriales avait une organisation particulière. Le Dimar, comprise entre le Walo et le Tooro, comprend une importante communauté wolof originaire du Djolof qui jadis a créé une importante communauté musulmane à Niang Nbul sur la rive droite du fleuve Sénégal, sous la direction de Serigne Nianga. C’est après la révolution islamique de 1776 que pour des raisons de sécurité et de stratégie militaire que les Niang ont été réinstallés sur la rive gauche. Pour éviter que la puissance et le nombre ne pousse Serigne Niang à concurrencer l’Almami du Fuuta, le conseil des Jagoordé trouva plus prudent de répartir cette communauté entre différentes provinces du Fuuta. C’est ainsi qu’au Dimar, nous avons Nianga Niandane, la capitale, Nianga Ndiayène ou Pendaaw et Nianga Fanaye. Au Laam Tooro, on confia Nianga Guédé, Nianga Ndioum, Nianga Edy et Nianga Haïré. Les Fulbés, premiers habitants du pays (Woodaabé et Ururbé) sont divisés en communautés, dirigées par un Ardo : Joom Thilé Boubacar, Joom Fanaye, Joom Thiangaye, etc. L’autorité des Toroobé de Dimat a commencé à se substituer à celle des Ardo avec la nomination de l’Elimane parmi les Kane. Le Tooro : Le Laam Tooro, sous la tutelle de l’Almami de Fuuta administrait six entités territoriales : Guédé, Thiellaw, Diambo, Guiya, Ndiawar et Ndioum. Thieloodji dont les habitants sont appelés Seloobe englobe Douero Wouro Ndiack, Mboyo, Dounaye, Diattar, Fonde Ass, Wouro Madiyou, Gnawlé, Doué et Halwar. Il faut y ajouter la communauté Peul Sayboobé avec différents Ardo. Les Haloybes : ils sont constitués d’un ensemble de villages autour de Demette situé de part et d’autre de la vallée entre autres Sinthiou Dangué et Beeli Thiowri. Darel Haloybé qui abrite une importante communauté de Halaybé n’appartient pas à ce territoire. Cette province a toujours rejeté les prétentions hégémoniques du Tooro voisin. Le Laaw : a commencé à affirmer et faire figure de province importante à partir de l’Almaami Birane Ibra Wane, notamment lors de ses nombreux conflits avec l’Almami Youssouf de 1817 à 1841. Le vrai créateur du Laaw en tant que province unique et presque autonome est sans conteste Ibra Almaami à partir de 1863. Situé de part et d’autre de la vallée du fleuve Sénégal, on distingue généralement le Laaw oriental comprenant Mboumba, Meri Fonde Gandé, Bababé, Fondé Elimane, Thioubalel et Abdalla. Le Laaw occidental Kasga (Cas-Cas), Dounguel, Dioudé Diabe, Médina Ndiaybe, Gollere et Arame. Les Yirlaabe Hebliyabe et le Bossea : Ces deux provinces ont une sorte de complexe de supériorité par rapport aux autres pour avoir contrôlé sans partage et pendant longtemps (1801-1880) l’assemblée des Jagoordé ou Conseil électoral du Fuuta Tooro, chargée de choisir l’Almaami de l’Etat théocratique. Le YirlaabéHebyaabé comprenait quatre terroirs marqués par des luttes intestines Yirlaabé Pete, Yirlaabé Alayidi, Yirlaabé Dieri et les Hébliyaabé. Dernier bastion de la résistance coloniale, avec Abdoul Bocar Kane, le Bosséa était l’une des provinces les plus homogènes avec certes des personnalités influentes tels Thierno Molle (Thilogne) Boumoye à Horefonde. Le Damga et le Nguenaar – L’autorité almanale a ménagé une situation privilégiée à la dynastie déchue sous le nom de l’almaami Deniyankobe qui englobe les villages de Labaoli, Barkedji, Padalal Waaly Diangtang, Gangel, Gouriki, Bapalel et Horefondé. Le titre de Almaami deniyankoobe attribué au plus âgé des membres de la famille. Les autres localités du Damga et du Nguenar étaient administrés sous la tutelle de l’almaami du Fuuta par des marabouts tels que : Thierno Ngappargou à Sinthiou Bambé, Thierno Thielol à Kanel, Thierno Tilleré à Nguigilone, Thierno Funeebe à Ogo et Ndalmadji. Thierno Fayfoyo à Banadji, Jom Matam et Jom Wourossogui, Elfeki à Gawol. L’organisation du Fuuta au début de la conquête française était donc articulée autour de l’almami, autorité politique et religieuse élue par l’assemblée des Jagoordé. Les provinces avaient des pouvoirs spécifiques mais dépendaient directement du pouvoir central fragilisé certes depuis la disparition du premier almaami Abdoul Kader Kane en 1801. L’administration coloniale va grignoter progressivement l’autorité almamale déjà rudement déstabilisé à l’intérieur et administrer le pays en s’appuyant à chaque fois que c’est possible sur les chefs des provinces traditionnelles. Le processus de transformation des cantons et des provinces en arrondissements de la fin de la conquête à l’indépendance • De la province de Dimat à l’arrondissement de Thillé Boubacar En avril 1891, la province du Dimar est réduite à un canton unique rattaché au cercle de Dagana sous la direction de Samba Thiamka Name. A la mort de ce dernier en avril 1903, le canton est scindé en deux provinces : le Dimat oriental et le Dimat occidental confiées respectivement à Abdoulaye Kane, originaire de Saldé ex-secrétaire du tribunal du Laaw. Ces nominations furent accueillies par des mouvements de protestation et une migration massive. Ce qui pousse l’autorité à réintégrer le Dimat au canton de Galadjina (Dagana) dirigé par Samba Yomb Mbodj, Oumar Brahim Kane, originaire de la province est nommé en même temps représentant du chef du canton au Dimat. De 1915 à 1921, la province est de nouveau divisée en Dimat sédentaire (Amadou Karase Sall) et Dimat Nomade (Bakary Dillo, ancien combattant de la première guerre mondiale auteur du roman Force bonté). En 1928, le gouverneur du Sénégal trouvant l’origine de l’indiscipline du Dimat dans son détachement du Fuuta propose le retour de la province au cercle de Podor. L’arrêté du 27 septembre 1928 rattache les cantons du Dimar Nomade, Dimar sédentaire et Galodjina au cercle de Podor. Celui du 5 septembre 1931 ramène le dernier cité à Dagana. C’est l’arrêté du 17 novembre 1931 qui fixe les limites définitives des cercles de Podor et du bas Sénégal avec le retour des villages de Gaé et Bokhol à Dagana. La même année la radiation de Bakary Diallo permet la réunification des deux provinces en canton unique du Dimar sous la direction de Ciré Ndiaye Kane de Pendaw. Sa révocation en 1935 ouvre une période de stabilité et de paix sociale quasi permanente jusqu’à l’indépendance. Deux chefs de canton seulement vont se succéder : Mamadou Abdourahim Wane de Mboumba commis expéditionnaire et Atoumane Kane, un instituteur originaire de Dimat. Avec l’indépendance, le canton de Dimat change seulement de nom et devient l’arrondissement de Thillé Boubacar. Du Tooro à l’arrondissement de Ndioum – De 1890 à 1911 les provinces du Tooro et des Halaybé sont divisées en six cantons : Mbantou, Halaybé, Edi Podor, Guédé et Thielodji. Un premier regroupement est effectué en 1911 avec le canton de Podor-Guédé (Guédé) et Seloobé-Haloybé (Demette) et Mbantou. Edi (Ndioum). Un deuxième regroupement est effectué de 1914 à 1932 sous le nom de province du Tooro occidental (Guédé) et Tooro oriental (Demette). Ses deux beaux-frères et en même temps du terroir nommés respectivement chef des villages toucouleurs (Abdoul Samba Ounahani Sall) et chef des villages Peuls (Ardo Boubou Abdoul Bâ). Farba BIram et son cousin Amadou Sy se succèdent à la tête du Tooro occidental. En 1932, le Tooro devient une province unique dirigée par Amadou Sall, fils du Lam Tooro. Sidiki exécuté en 1890 après l’assassinat de Abel Jandet par Baïdy Kathi Pam de Guiya. Le Tooro est divisé à nouveau en 1935 en deux provinces. Le Tooro occidental dirigé d’abord par Abdoul Alpha Dia originaire de Goudoudé (Bosséa). Il transfère la capitale de Guédé à Ndioum. Il est remplacé de 1944 à 1947 par Déthié Sall, de 1947 à 1956 par Mamadou Racine Sy (petit-fils du capitaine Mamadou Racine Sy). Le Tooro oriental a été dirigé tour à tour par Amadou Sy (1932-1941), brigadier Sall, puis brigadier Fall (1941-1957). En 1957 avec la Loi-Cadre, à l’issue d’élection pour choisir le chef de canton, Aliou Sow dont la candidature est soutenue par le commandant de cercle est nommé. Les populations de Demette et Edi s’opposent à son installation et c’est à partir de Podor qu’il a administré le canton. La loi 59004 du 23 janvier 1959 regroupe le Tooro pour former le canton unique de Ndioum dirigé par Mamadou Racine Sy. La loi 60015 du 13 janvier 1960 transforme le canton en arrondissement de Ndioumb.

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